Gran Theft Auto IV

Ah GTA IV, attendu comme le messie pour les uns, craint comme Satan pour les autres… Ou se situe donc le 4ème opus de cette série qui fait tant parler d’elle entre ces deux extrêmes ? Je vais essayer de vous en donner une petite idée au travers de cet article, chers visiteurs du Sanctuaire.

Tout d’abord, un point sur le scénario du jeu. On dirige ici Niko Bellic, immigrant serbe trentenaire à l’accent des Balkans bien prononcé, ayant un passé pas très clair de passeur/trafiquant dans la mer Adriatique, qui vient rejoindre son cousin Roman à Liberty City (image miroir de la ville de New York) pour vivre le rêve américain et accessoirement échapper aux ennuis qu’il s’est attiré suite à ses petites magouilles dans les Balkans. Notre ami Niko va très vite tomber de haut en s’apercevant que son cousin est loin de vivre la vie de rêve qu’il lui avait décrit dans ses lettres : pas d’appartement de luxe, pas de grosse voiture aux jantes rutilantes ni de bitches aux poitrines extravagantes. Au lieu de ça, celui-ci dirige une société de taxi minable et vit dans un taudis situé dans un des quartiers les plus pauvres de la ville. Pour s’en sortir et pour essayer d’offrir un meilleur niveau de vie à son cousin, Niko va alors accepter de s’impliquer dans toutes sortes de combines proposées tout d’abord par son cousin, puis par la communauté slave de Liberty City et par d’autres acteurs rencontrés au fur et à mesure de ses missions. Malheureusement pour lui, son passé va finir par le rattraper…

Voila en gros le synopsis d’introduction du jeu, sans trop en dévoiler sur le scénario on peut dire que celui-ci est plutôt bien construit, les situations dans lesquelles Niko va se fourrer restant la plupart du temps très réalistes (encore heureux, le réalisme étant l’un des arguments vendeurs de la série). Notre (anti) héros rencontrera également un grand nombre d’acteurs secondaires au cours du jeu. La galerie des personnages est à mon goût extrêmement réussie, allant du mafieux russkov au dealer jamaïcain, en passant par le flic irlandais ripou ou l’ex chef de gang tout juste sorti de prison qui se rend compte qu’il a tout perdu. Mention spéciale à Brucie l’accro à la muscu et aux stéroïdes qui me fait mourir de rire à chacune de ses interventions. La plupart des communautés présentes aux Etats-Unis sont représentées et on pourrait croire que les développeurs ont associé à chacune d’entre elles le cliché auquel elle est associée. Il n’en est rien. Certes on a des gangstas blacks, des mafieux russes qui tiennent des clubs de strip tease etc mais ce qui frappe c’est que ces personnages sont tous très humains, avec leurs problèmes personnels respectifs. Aucun d’entre eux n’est ni tout noir ni tout blanc, y compris notre héros, et dans cette optique le jeu tombe à mon goût beaucoup moins dans le cliché que les précédents (cf. San Andreas très bling-bling ou GTA III et Vice City, très « The GodFather »).

Passons maintenant au gameplay. La liberté d’action, bien que moins étendue que dans San Andreas, reste malgré tout impressionnante. Certes on ne peut plus s’offrir des virées à la campagne et la possibilité de piloter des avions a malheureusement disparu, mais la ville de New York est tellement bien reproduite que l’on oublie vite ces petites pertes. La réalisation est en effet somptueuse, et marque enfin le pas en avant « next-gen », pour utiliser le terme à la mode, que l’on attendait depuis des lustres. Il suffit de traverser le pont de Broker (copie du pont de Brooklyn) à l’aube pour admirer les effets de lumière, de se promener dans le centre d’Algonquin (Manhattan) avec ses publicités énormes et son traffic incessant ou de survoler la ville en hélicoptère pour s’en rendre compte. On s’amuse d’ailleurs à reconnaitre les différents quartiers de la ville, Broker représentant Brooklyn, Dukes le Queens, Bohan le Bronx et Algonquin Manhattan. Je ne sais pas pour la dernière ile je ne l’ai pas encore débloquée🙂
La liste des actions qu’il est possible d’effectuer en dehors des missions est également énorme. Niko possède en effet un téléphone portable qui lui permet, outre recevoir ses ordres de mission, d’appeler ses différents contacts, ceux-ci s’ajoutant automatiquement dans le répertoire du téléphone quand on les rencontre pour la première fois. Il est des lors possible de les rappeler à tout moment et de développer au fur et à mesure des relations d’amitié avec eux, voire plus ! On pourra ainsi leur proposer des activités telles que le billard, les fléchettes, le bowling, les sorties au cabaret, dans des clubs de strip tease ou encore dans un bar. Il est d’ailleurs assez comique de remarquer que malgré ses airs de dur à cuire, Niko ne boit jamais. Par conséquent lorsque l’on sort d’une activité « bar » avec un ami ou une conquête, il en ressort complètement bourré ! Impossible alors de marcher droit ou de conduire correctement, le jeu se mettant à tanguer dans tous les sens. Heureusement il décuve assez vite… Le nombre de détails de ce genre est gigantesque je vais donc m’arreter là, il serait possible d’en parler pendant des heures.

Pour conclure, je vais essayer de décrypter le message que ce jeu essaye de faire passer. Est-il le démon infâme ne parlant que de violence, de drogue et de sexe, incitant nos pauvres enfants à la débauche et au meurtre, comme la plupart des medias aimeraient le faire croire ? Assurément non. Est-il pour autant autre chose qu’un défouloir, un exutoire à nos vices cachés ? Je pense que oui. Il est certain que Niko Bellic est loin d’être un saint, et ce n’est certainement pas un exemple. Cependant, on peut dire que la vie l’a amené sur ce chemin, et il n’est pas toujours très fier de l’avoir choisi. On peut souligner le fait qu’il attache une énorme importance à sa famille. N’est-il pas entré dans le crime dans sa nouvelle vie pour en offrir une meilleure à son cousin (et à lui-même par la même occasion, certes). N’éprouve-t’il pas de remords sur ses actions passées lorsqu’il évoque les crimes qu’il a commis dans son pays ou lorsqu’il écrit des emails à sa mère pour lui donner des nouvelles ? Je pense qu’au-delà de l’image sulfureuse avec laquelle les développeurs du jeu se plaisent à jouer, GTA IV est une critique très dure de la société américaine d’aujourd’hui. Que penser d’une société où les flics payent des truands tels que Niko pour régler leurs soucis ? Où les chefs de gangs ou de diverses mafias vivent dans le luxe sans pouvoir être inquiétés ? A chacun de se faire sa propre idée sur la question et sur le jeu en courant acheter ce must-have de la ludothèque Xbox 360 ou PS3.


Un dernier détail marrant que je viens juste de découvir : bloquez le passage à une voiture avec la vôtre et vous entendrez des remarques furieuses du genre « You’re wasting my gas » ou « Gas is tooo high for this shit ! »
J’adore ce genre de détail !

Bes

7 Réponses to “Gran Theft Auto IV”

  1. elgaman Says:

    Merci pour ce bel article! ça donne très envie tout ça! J’adoooooooooooooooooooore!

  2. ange-delamort Says:

    la description donne très envie d’acheter le jeu, mais je n’ai aucune des deux consoles snif….

  3. c. Says:

    « les jeux videoooooooo
    Ca m’donne envie d’péter un carrooooo !! »

    Bes : ce jeu, c’est d’la tuerie et j’vais l’terminer à 300% que t’auras pas eu l’temps de canter ce petit vers mélancolique du dessus !!! Essaie pour voir petite merde séchée

  4. Pogo Says:

    Je n’ai jamais trop aimé GTA, parce qu’aprés l’euphorie des première heures, on tourne en rond et on s’ennuie. Parce qu’on peut faire ce qu’on veut, oui, sauf qu’il n’y a rien a faire.
    J’ai acheté une Xbox 360 exprès pour le IV car cette fois ci on ne s’ennuie jamais!! Plus de 70h de jeu et j’ai toujours des tonnes de trucs à faire, et le scénar à finir.
    Ce jeu est énorme, vivant, le GTA que j’attendai depuis le III^^

  5. C. Says:

    Eï vieux Bes, ça y est tu l’as némitère? A combien de % et en combien de temps??

  6. Bes Says:

    Non toujours pas, je pense que tu m’atomise le fion sur ce coup-là ! J’en suis encore à 33% et ça fait au moins 1 mois que j’y ai pas rejoué, pas le temps… Mais je suis sûr que quand je m’y remettrai je ferai mieux que toi :p

  7. C. Says:

    putain tu l’as pas nifi?? Tu m’scotches la face ! Pour un Hyhypc cataleptickc, bordel j’ai connu mieux !!

    Keep in touch pour la suite et fin alors tiens moi au rankou (dommage qu’on puisse pas se connecter et organiser un grenades-fight !).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :