Les Soprano


Ou l’overpowering.

So strong as to be irresistible.

es Soprano


Vouloir se pencher sur cette famille à travers une chronique ?
Périlleux.
Résumer l’épopée Soprano en qqs lignes.
Dangereux.
Faire transpirer sur papier le ressenti qu’ils vous laissent.
Impossible.
Un truc qu’il faut voir, donc. Une chose qu’il faut sentir, avaler par les globes zieutaux – en VO – derrière ses cristaux liquides en ébullition. Cette ébullition n’est pas palpable immédiatement, il faut s’y accrocher (sans pour autant insister pour les inconditionnels du politiquement correct) pour pouvoir en comprendre les mécanismes (jusqu’à pouvoir penser tous les cautionner).


Les Soprano c’est avant tout une histoire de personnes (ou même plus – de personnages). Il y en a du monde, de la multi-facette, du melting pot. Il y a la famille et il y a La Famille (et tous ses oncles) où on retrouve les mêmes problématiques finalement. Et au milieu, un homme aussi charismatique que torturé : Anthony (Tony, « Ti ») Soprano.

Les Soprano, c’est aussi une mise en scène de mélange des genres. Théâtralement magique, on savoure vite les expressions jargonnaises de toute l’équipe. D’la scène culte, il y en a et à foison ! Et il y en a pour tous : du violent, du comique (de situation), du léger, du nichon, d’la bolognaise, du tendre, du trash et du peignoir blanc !

Les Soprano c’est aussi des acteurs, des réalisateurs et une humilité sage. On sera par exemple ravi de retrouver notre Buscemi dans la saison 5. Et bien entendu, on ne va pas passer sans nommer le grand Gandolfini. Epatant homme de carrure aux contorsions indigestes (ah oui, la femme est une étrange invention) ! Mais il digère bcp de choses, on s’en aperçoit vite. Plus ou moins bien mais ça passe. A croire qu’au fur et à mesure des épisodes, il enfle de la panse (effet d’optique ?). Petite spéciale à Silvio Dante – guitariste de Bruce Springsteen (il faut le voir pour le croire) : face inoubliable que ce consigliare conciliant au hochement de tête approbatif calé dans des épaules en costard plus hautes que Pise.

Pourquoi on aime Soprano ?
Parce que c’est joué dans le vrai dans un contexte caricatural fort et sans parti pris.

Et du minimalisme dans la forme, c’est bon !
Mais aussi pour plein d’autres raisons.

A vous d’en bouffer

C.

2 Réponses to “Les Soprano”

  1. elgaman Says:

    Une série culte comme il y en a trop rarement. Elle n’a pas marché en france… Peut-être un gage de qualité?
    Dommage ue ça se termine avec la saison 6 (qui est une saison double: 2×13 épisodes)
    Magnifique!!

  2. C. Says:

    Tu t’es bien arrachav’ niveau tof !!

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