Empire USA

Empire USA, auto-proclamée « série événement » de la fin d’année 2008 par Dargaud (l’éditeur), est tout juste sorti dans les librairies. Une petite bande dessinée qui exploite un nouveau créneau: celui des sorties flash (qui sont sans doute inspirées des mangakas, capables de maintenir un taux de publication qui dépasse l’entendement). Pas moins de six albums prévus jusqu’à début décembre. Ce qui n’est pas forcément gage de qualité.


Cette série-bd si bien travaillée du point de vue de la campagne de communication (pour un premier tome acheté Dargaut offre le même à votre ami, présentoirs chez tous les libraires, voyage pour deux personnes à New york offert en participant au concours sur leur site en lien on the widget…) vaut-elle tant d’efforts de la part de l’éditeur?

Parmi eux d’ailleurs, on rappellera la campagne alternative gérée par TriBeCa, , lachant 1000 exemplaires dans les rues de Paris et allant chercher les blogueurs de neuvième art en renfort (dont nous faisons partie). Du marketing présent sur tous les fronts.

Alors qu’en est-il ? A la lecture de ces deux premiers albums, le bilan est mitigé. On reconnaîtra d’abord la qualité du scénario. Malgré une idée peu originale (les Etats-Unis, le terrorisme, le lendemain du 11 septembre…), l’histoire est plutôt satisfaisante. Un polar qui se retient et ne dévoile que le minimum pour un suspens entier et un questionnement permanent. On sent que des détails nous échappent et c’est ce qui plait. On a hâte d’en comprendre tous les tenants et les aboutissants. S’agissant des aboutissants, la série commence d’ailleurs par la fin (avec des événements accrocheurs) pour revenir bien en arrière et appuyer sur lecture…

Technique de mise en scène classique même si elle est au final peu exploitée dans la bd(contrairement au septième art). Classique mais efficace. On s’en apperçoit, la prise de risque est minimale. On ne s’éloigne pas des bons vieux schémas… Un petit côté cliché qui peut désespérer.


Durant l’aventure, Desberg tient les rênes du scénario du premier au dernier album prévus. Ce qui paraît être une bonne chose, qualitativement. Mais, et vous vous étonnerez que ce soit une bonne nouvelle, c’est avec réjouissement que l’on apprend que les dessinateurs ne seront quasi-jamais les mêmes. Oui, j »ai été assez déçu par les dessins. L’impression d’être replongé vingt ans en arrière… Où sont passés les progrès des artistes? Hergé faisait de bien meilleurs dessins… Un cruel manque du détail, de l’irrégularité dans les traits et une coloration plus que pâlichonne (la coloration est vraiment déplaisante, et je crois qu’en noir et blanc, les dessins auraient pu être mis en valeur car tout est dans le coup de crayon que l’on ne voit pas dans la coloration… )

En conclusion, la série, quoique d’une banalité déconcertante, commence très bien et on ne décroche pas à la lecture du scénario. Ce qui fait oublier les dessins! Pour ceux qui ne savent pas quoi acheter, c’est un bon rapport qualité prix (10,40€). Mais ne vous attendez pas à être surpris!

E.

2 Réponses to “Empire USA”

  1. C. Says:

    Ouaip, bah tant pis pour cette fois…

    Let’s see next time.

  2. E. Says:

    Simplement pour dire qu’en lisant les deux derniers albums sortis (merci Dargaud), j’ai trouvé que l’histoire n’était vraiment pas si mauvaise que ça! Plus, j’ai lu les deux albums d’un coup.
    Avec du recul, c’est plutôt une série sympa même s’il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard….
    Let’s see next albums….

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